Nyon : Les agriculteurs recréent le paysage
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Pascal Ansermet est un agriculteur de la commune de Chéserex, à Nyon. Il est le président de ‘La Frontière ‘, une association en faveur de la qualité paysagère et biologique. Celle-ci veut transformer les éléments paysagers en intervenant sur les prairies naturelles, les arbres et les haies fruitières.

Des paysans à l’œuvre

Actuellement, Pascal veut débuter le revirement paysager. Fondée il y a 6 ans, l’association ‘La Frontière’ intervient sur une zone de 4 500 ha qui se trouve dans 18 communes de Nyon. D’après ‘Fonds suisse pour le paysage’, un organisme qui soutient l’association, celle-ci accomplit des réalisations impressionnantes. La plupart des paysans sont favorables au programme et sont déjà à l’œuvre.

Pour la nouvelle politique agricole, le budget alloué est resté le même. Toutefois, les paiements directs relatifs à la production passeront peu à peu de 80% à 40%. À contrario, les versements relatifs aux prestations écologiques vont augmenter.

Chaque agriculteur doit protéger 7% de ses terres contre les fumures et les herbicides. Ces surfaces vont servir à retravailler le paysage rural. Si autrefois, les champs s’étalaient jusqu’aux routes, une bordure de prairie est actuellement aménagée pour les séparer de celles-ci. Pour Pascal, il a installé des clôtures en piquets de bois sur son terrain. Cette installation a bénéficié d’une autre subvention, celle des ‘prestations paysagères’.

L’association compte aussi la biologiste Sylvie Viollier dans ses rangs. Elle est très active puisqu’elle conçoit, coordonne, recherche des fonds et mène des actions de communications. Elle est notamment fière que Chéserex ait été sélectionnée par ‘Fonds suisse pour le paysage’. Ce dernier a dédié 140 millions de francs pour appuyer les initiatives privées favorables au paysage.

Revaloriser le paysage rural

Sylvie, afin de transformer le paysage, trouve inspiration dans les plans historiques. Elle n’hésite pas à consulter les livres d’art et à fréquenter les musées. La biologiste identifie également les derniers mûriers. Selon elle, il faut revaloriser le paysage rural en mettant sur pied divers milieux naturels précieux.

Mais les travaux doivent correspondre avec les aménagements paysagers standards, explique Pascal. Selon lui, on se trouve dans le périurbain, les interventions réalisées permettent d’être en relation avec la majorité de la population.

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